Fanzine — Crolles territoire multiple

Le projet photographique Crolles territoire multiple, amorcé en 2022, a donné lieu à deux expositions à l’Espace Paul Jargot. La première s’est déroulée 6 au 29 mars 2024, et présentait des œuvres de François Boisadam et Christian Descouens ; la deuxième se déroule du 20 avril au 26 mai 2026 avec les œuvres de Dominique Jacquot, et un travail collectif de Brice Liaud, Arnaud Thurel et Tim Walker.
Afin de porter un regard rétrospectif sur le travail accompli depuis quatre ans, l’association Imago Lucis a souhaité lui donner une nouvelle forme : celle d’un fanzine. Un fanzine (contraction de l’anglais « fan» et «magasine») est une publication amateur, auto-éditée et traitant d’un sujet précis. C’est une idée qui nous anime depuis quelques années, et que nous sommes heureux de voir se concrétiser !
Ce fanzine rassemble donc une sélection des œuvres de chacun. Imprimé sur un journal grand format (aussi appelé broadsheet), la publication est gratuite et diffusée par les membres de l’association. La mise en page tient compte des contraintes liées à la matérialité du support. Elle tire parti de l’absence de reliure entre les deux feuillets pour pouvoir se transformer en affiche ! Les photographies circulent donc au gré des plis.
En exergue des images, chaque photographe a écrit quelques mots à propos de sa démarche :
Cette série argentique, réalisée à la chambre photographique, explore les frontières du territoire de Crolles. J’en matérialise les limites à l’aide de rubans de signalisation aux teintes vives, évoquant un territoire en recomposition. Après la réalisation des tirages, j’interviens manuellement en colorisant ces rubans, dans une démarche inspirée des procédés anciens, comme une traversée sensible du temps et de la mémoire.
François Boisadam
« la forme d’une ville / Change plus vite, hélas ! que le cœur d’un mortel » — Le cygne, Baudelaire
Par mon approche de la photographie documentaire, en assemblant deux vues d’un même point, mais d’un angle distinct, je m’efforce de rendre compte du changement profond qui bouleverse notre territoire.Christian Descouens
Dans le vieux village de Crolles, s’égrènent, au fil des promenades, des vestiges du passé, de drôles de petits édifices, qui, pour l’œil curieux, se trouvent à l’ombre d’un portail, à l’aplomb d’un muret, au bord d’un parapet. Ce sont les bien-nommés « chasse- roues », qui, pour leurs propriétaires, protégeaient autrefois les abords des constructions de virages mal négociés.
Dominique Jacquot
Le dispositif de travail a été une contrainte stimulante pour ce projet. Je me suis attaché à circonscrire Crolles, à capter des images de la périphérie d’une commune dont je connais le centre pour m’y déplacer quotidiennement en voiture. Je suis allé chercher des détails presque anonymes, mais aussi des vues dégagées, renouant avec mon intérêt pour la photographie de paysage.
Brice Liaud
J
’ai voulu montrer au travers de ce travail commun les multiples facettes de ce que peut être Crolles. Cela s’est fait au-delà des lieux les plus connus et des plus représentés dans l’inconscient des habitants. J’ai cherché à montrer ce qu’on ne voit pas à Crolles au premier regard mais qui est pourtant présent et peut être regardé frontalement, géométriquement, géographiquement.
Arnaud Thurel
Crolles ! Crolles ! Le décor de votre quotidien.
Des lieux et des objets que vous croisez chaque jour, que vous voyez sans vraiment les regarder. Par l’alchimie de l’argentique, je vous offre la possibilité de vous attarder, de contempler avec émerveillement… Une forme, un détail, dessiné par la lumière…Tim Walker
Cette série argentique, réalisée à la chambre photographique, explore les frontières du territoire de Crolles. J’en matérialise les limites à l’aide de rubans de signalisation aux teintes vives, évoquant un territoire en recomposition. Après la réalisation des tirages, j’interviens manuellement en colorisant ces rubans, dans une démarche inspirée des procédés anciens, comme une traversée sensible du temps et de la mémoire.
Dans le vieux village de Crolles, s’égrènent, au fil des promenades, des vestiges du passé, de drôles de petits édifices, qui, pour l’œil curieux, se trouvent à l’ombre d’un portail, à l’aplomb d’un muret, au bord d’un parapet. Ce sont les bien-nommés « chasse- roues », qui, pour leurs propriétaires, protégeaient autrefois les abords des constructions de virages mal négociés.
’ai voulu montrer au travers de ce travail commun les multiples facettes de ce que peut être Crolles. Cela s’est fait au-delà des lieux les plus connus et des plus représentés dans l’inconscient des habitants. J’ai cherché à montrer ce qu’on ne voit pas à Crolles au premier regard mais qui est pourtant présent et peut être regardé frontalement, géométriquement, géographiquement.